Influenza Aviaire

Relèvement du niveau de risque de « modéré » à « élevé »

Depuis la confirmation en octobre des premiers cas positifs dans l’avifaune sauvage au virus influenza aviaire hautement pathogène de sous-type H5N8 aux Pays-Bas, le nombre de cas dans la faune sauvage ne cesse de croître en Europe. Des foyers d’IAHP en élevages ont également été confirmés aux Pays-Bas, mais aussi au Royaume-Uni. Tous les cas (en dehors du cas britannique) sont situés en bordure des mers du Nord et baltique, ce qui est cohérent avec un couloir de migration.

Face à cette situation, par arrêté ministériel publié au Journal Officiel du 5 novembre 2020, le Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation a décidé de relever le niveau de risque de « modéré » à « élevé » dans les départements situés dans les deux principaux couloirs migratoires traversant le territoire. En conséquence, l’ensemble du département de la Loire Atlantique est dorénavant classé à un niveau de risque « élevé ».

Cette évolution du niveau de risque induit la claustration ou la mise sous filets des oiseaux, l’interdiction de rassemblements d’oiseaux, d’utilisation des appelants ou de lâcher de gibier à plumes sur l’ensemble du département.

Les élevages professionnels peuvent obtenir des dérogations après visite vétérinaire. Ils sont informés par leur groupement ou par la Direction départementale de la protection des populations (DDPP).

En revanche les élevages non-commerciaux, c’est-à-dire les basses cours détenues par les particuliers, doivent être confinés dans un bâtiment ou protégés par la pose de filets permettant d’empêcher tout contact entre les volailles et les oiseaux sauvages.